Résumé
La vidange gastrique est un facteur déterminant de la digestion, de la régulation de l’appétit et de l’homéostasie métabolique. Son évaluation repose sur plusieurs techniques, parmi lesquelles la scintigraphie de la vidange gastrique reste la référence en raison de sa pertinence physiologique et de sa reproductibilité lorsqu’elle est réalisée selon des protocoles standardisés. Dans la pratique clinique actuelle, la scintigraphie est principalement utilisée pour le diagnostic de la gastroparésie et du syndrome de dumping, mais dans le domaine de l’obésité, elle apparaît comme un outil prometteur de recherche et de phénotypage. Bien que les premières études sur l’obésité aient fait état de résultats hétérogènes, des cohortes plus importantes et des méta-analyses confirment désormais une accélération de la vidange gastrique chez les sujets obèses, accompagnée d’une augmentation de la capacité d’accommodation gastrique et d’altérations de la signalisation des hormones intestinales. Plus important encore, les traitements de l’obésité, notamment la chirurgie bariatrique, les interventions bariatriques endoscopiques et les traitements pharmacologiques tels que les agonistes des récepteurs du GLP-1, induisent des modifications marquées et spécifiques à chaque procédure au niveau de la vidange gastrique. Ces changements pourraient contribuer à leurs effets métaboliques et à la perte de poids. Cette revue narrative résume les mécanismes physiologiques régissant la vidange gastrique, donne un aperçu des méthodes d’évaluation actuelles en mettant l’accent sur la scintigraphie, et examine l’impact de l’obésité et des traitements de l’obésité sur la vidange gastrique, en soulignant sa pertinence en tant que biomarqueur potentiel et cible thérapeutique.



