Les basophiles jouent un rôle inflammatoire critique dans certaines maladies helminthiques, allergiques, ou autoimmunes, via leur sécrétion d’histamine et de cytokines de type 2, dont l’interleukine 4 (IL-4) et l’IL-13. Les basophiles sont typiquement activés après la ligation d’IgE par des allergènes, mais ils peuvent également être activés par des facteurs endogènes « innés ». Le but de cette étude était d’identifier les stimuli innés (cytokines, chimiokines, facteurs de croissance, hormones, neuropeptides, métabolites ou produits bactériens) et les voies de signalisation capables d’induire l’activation de basophiles primaires. Des basophiles de souris naïves ou infectées par des helminthes on été stimulés avec jusqu’à 96 stimuli distincts, et leur influence sur la survie des basophiles, leur activation, leur dégranulation, et leur expression d’IL-4 et d’IL-13 a été analysée. Les basophiles activés montrent un phénotype hétérogène et se subdivisent en différentes sous-populations exprimant l’IL-4, l’IL-13, et des marqueurs d’activations ou de dégranulation. Plusieurs stimuli innés dont des cytokines d’origine épithéliale (IL-33, IL-18, TSLP et GM-CSF), des facteurs de croissance (IL-3, IL-7, TGFb et VEGF), des eicosanoïdes, des métabolites, des ligands de TLR, et des IFN de type I exercent des effets directs significatifs sur les basophiles. L’activation des basophiles induite par des voies de signalisation distinctes est toujours sensible à des inhibiteurs spécifiques des kinases Syk et IKK, mais pas nécessairement à des inhibiteurs de NFAT, STAT5, de l’adenylate cyclase ou de c-fos/AP-1. Ainsi, les basophiles peuvent être activés par un grand nombre de médiateurs très diversifiés, mais leur activation semble contrôlée par un élément central impliquant les kinases Syk et IKK.

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